
Lors de sa réunion d’avril 2026, la Commission Égalité des Genres & Diversité de la COPEAM a accordé une attention particulière au Global Media Monitoring Project (GMMP) 2025 – la plus vaste et la plus ancienne étude mondiale sur la représentation du genre dans l’information – en partageant ses dernières conclusions et en encourageant une réflexion collective afin de promouvoir une représentation plus égalitaire dans les médias.
Trente ans après son lancement, le GMMP confirme un déséquilibre persistant : les femmes ne représentent que 26 % des personnes présentes dans l’information à l’échelle mondiale. Malgré certains progrès depuis 1995, les avancées ont largement stagné au cours de la dernière décennie, mettant en évidence un écart important entre l’évolution de la société et sa représentation médiatique.
Les données révèlent un problème structurel. Les femmes restent sous-représentées non seulement en nombre, mais aussi dans les rôles : elles apparaissent moins souvent comme expertes ou décideuses, et sont plus fréquemment présentées comme victimes ou dans des contextes personnels. Ce déséquilibre est particulièrement évident dans des domaines clés tels que la politique, l’économie et les sciences.
Les inégalités de genres dans les médias
ne reflètent pas la réalité :
les analyses statistiques indiquent qu’entre
65 et 75 % s’expliquent par des facteurs
structurels sous-jacents qui façonnent
comment l’information est produite et
présentée

Fait important, les résultats du GMMP montrent également qu’une augmentation du nombre de femmes dans les rédactions ne conduit pas automatiquement à des contenus plus équilibrés. Le cas de la Tunisie, entre autres, illustre ce paradoxe : bien que les femmes y constituent la majorité des journalistes, elles restent largement sous-représentées dans la couverture de l’actualité.
Ces constats ont servi de base à la discussion et à l’action, soulignant l’importance des approches fondées sur les données. Des outils tels que les systèmes de veille, les bases de données d’experts et les programmes de formation ciblés sont essentiels pour promouvoir un journalisme plus inclusif.
